Aurélien vous montre, étape par étape, comment créer un formulaire automatiser pour digitaliser les remontées de situations dangereuses.
Retour d’expérience d’Arnaud, un de nos clients qui a gagné 4 heures par personne par semaine grâce à la digitalisation.
Frédéric, consultant QSE chez Résilience, revient sur la tentative de digitalisation de notre client. Découvrez les difficultés qu’ils ont rencontrées, et comment ils ont su en tirer profit pour finalement atteindre leur objectif initial.
Amandine vous montre pas à pas comment créer un formulaire pour simplifier la gestion des formulaires de vos audits terrains.
Aujourd’hui, nous abordons un thème au cœur de l’actualité des responsables HSE : la digitalisation des processus QSE.
Pour illustrer concrètement ce sujet, nous avons invité Arnaud Baumann, responsable Sécurité et Environnement du site Essity de Kunheim, en Alsace. Arnaud partage ici l’expérience de son usine : pourquoi ils ont choisi d’automatiser leur système HSE, comment ils s’y sont pris, et les résultats obtenus.
Avant de lui donner la parole, rappelons le rôle de Résilience.
Nous sommes une société de conseil QSE de 8 personnes, intervenant en France et à l’international (Suisse, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Roumanie…).
Nos services : formation (certifiés Qualiopi), audits, accompagnement, mise à disposition de consultants et projets de simplification/digitalisation des systèmes de management.
Arnaud Baumann gère l’HSE de l’usine de Kunheim, spécialisée dans la fabrication de produits d’hygiène bien connus : Lotus, Tork, Tena, ainsi que de nombreuses marques distributeurs (Lidl, Carrefour, etc.).
Son service HSE comprend trois personnes.
Lors de son arrivée, en pleine période Covid, le service faisait face à une lourde charge administrative : mise à jour de tableaux, saisie des rapports d’accidents, suivi des situations dangereuses…
« Nous passions près d’une journée par semaine uniquement sur des tâches administratives. Je n’étais plus assez présent sur le terrain. »
Multiplication des étapes manuelles : un salarié signalait une situation dangereuse, le chef d’équipe prenait des notes, rédigeait un fichier Word, envoyait un e-mail, puis quelqu’un saisissait à nouveau dans un tableau Excel.
Risque d’erreurs et d’informations manquantes : les données d’un tableau ne correspondaient jamais totalement à celles d’un autre.
Reporting chronophage : chaque réunion de direction nécessitait de longues préparations pour mettre à jour les indicateurs.
Face à ce constat, l’équipe a choisi d’automatiser et de simplifier les flux d’information.
Premier chantier : la gestion des situations dangereuses.
Un formulaire en ligne a été créé, permettant aux salariés de saisir directement les données, avec envoi automatique d’une notification. Résultat :
suppression de plusieurs étapes manuelles,
fiabilité accrue des informations,
implication renforcée des équipes.
« Le chef d’équipe a été le premier à se réjouir : une part de son travail administratif disparaissait, et l’information remontait plus vite. »
L’usine disposait déjà d’une licence Microsoft 365, mais n’en utilisait qu’une fraction. Le projet a donc exploité l’écosystème Microsoft :
SharePoint : base de données centrale.
Power Apps : formulaires de saisie intuitifs.
Power Automate : notifications et automatisations (par exemple, avertir le responsable énergie en cas de risque spécifique).
Power BI : tableaux de bord dynamiques pour le suivi en temps réel.
Ces solutions « low code » offrent une grande flexibilité sans nécessiter de développement lourd.
Gain de temps considérable : les tableaux de bord sont toujours à jour. Les réunions de direction ne nécessitent plus de préparation fastidieuse.
Participation massive : 80 à 90 % du personnel contribue désormais chaque mois à une action de prévention (feedback sécurité, analyse de risque de dernière minute, etc.).
Culture positive de la sécurité : le système intègre les retours positifs et pas seulement les écarts, valorisant ainsi les bonnes pratiques.
Après la démonstration des outils, la discussion s’est orientée vers les défis rencontrés et les conseils pour les entreprises qui souhaitent se lancer dans la digitalisation QSE.
Arnaud Baumann insiste : « Si votre direction n’adhère pas, oubliez. »
La culture sécurité doit être portée par les managers de chaque département, pas seulement par le service HSE. Sans cette implication, le projet se limite à « cocher une case » pour une certification, sans transformation durable.
Un événement déclencheur a d’ailleurs accéléré le projet : trois accidents en une semaine, dont deux précédés de signalements restés sans suite.
Cette prise de conscience a poussé la direction et les responsables de département à soutenir pleinement la démarche.
Autre défi majeur : la création des outils eux-mêmes. « J’ai perdu quelques cheveux au début », confie Arnaud en souriant.
Bien que les applications Microsoft (SharePoint, Power Apps, Power Automate, Power BI) soient « low code », leur prise en main demande du temps, des tutoriels, et l’aide d’un réseau d’utilisateurs expérimentés.
Aurélien, consultant Résilience, est venu renforcer l’équipe et a permis de franchir les étapes complexes (notamment la connexion entre Power BI et les bases de données).
La formation des utilisateurs s’est révélée plus simple que prévu :
1 à 2 réunions pour les responsables de département et les chefs d’équipe,
puis accompagnement direct sur le terrain.
Les applications ont été conçues pour ressembler à une app mobile conviviale, ce qui a facilité l’appropriation.
Aurélien complète l’expérience d’Essity avec trois recommandations clés :
Impulsion stratégique : la direction doit porter la vision digitale et donner les moyens.
Cahier des charges détaillé : analyser chaque processus, ses flux d’information, ses interactions, afin de créer une base solide avant de développer.
État d’esprit agile : combiner rigueur et créativité pour trouver rapidement des solutions et instaurer la confiance dans le changement.
La session de questions-réponses a permis d’éclaircir plusieurs aspects pratiques :
Formation du personnel : démarrage en décembre 2020, premier système opérationnel en un mois.
Développement de l’outil : réalisé en interne, en auto-formation, avec l’appui de Résilience.
Partage des données : en cas de besoin externe, il est possible de générer des PDF via Power Automate (option payante), mais la politique interne privilégie les accès temporaires sécurisés.
Utilisation mobile : les applications s’adaptent automatiquement aux smartphones et tablettes.
Sécurité et mises à jour : création d’adresses génériques pour les workflows, évitant toute dépendance à un compte personnel.
Le projet mené par l’usine Essity de Kunheim démontre qu’une digitalisation QSE réussie repose avant tout sur la vision managériale, la structuration des processus et l’engagement des équipes.
Résilience a accompagné ce déploiement pas à pas : de la conception des premiers formulaires au développement complet du système, en passant par la formation.
Résultat : un système agile, ergonomique et évolutif, qui renforce la culture sécurité et la performance globale du site.
Le webinaire animé par Frédéric Dubois, consultant en Qualité, Sécurité et Environnement chez Résilience, a accueilli Emmanuelle Werling, chargée de mission Richesse Humaine et Communication chez Actemium Strasbourg. L’objectif : partager un retour d’expérience sur la simplification et la digitalisation des systèmes de management.
Actemium Strasbourg, filiale de Vinci Énergie, intervient dans l’instrumentation électrotechnique et l’automatisme pour de grands comptes industriels du Bas-Rhin (chimie, agroalimentaire et pharmacie), avec 100 collaborateurs répartis entre le siège et les sites clients.
Actemium Strasbourg est certifiée ISO 9001 depuis 2006, ISO 45001 depuis 2012 et dispose d’une certification MASE exigée par certains clients. Ces certifications, bien que stables, ont conduit à un système de management complexe et hétérogène.
Les enjeux principaux du projet étaient :
Structurer et fluidifier les processus tout en intégrant quatre référentiels (ISO 9001, ISO 45001, MASE et le manuel de contrôle interne).
Préparer le système à l’arrivée de nouveaux référentiels.
Digitaliser les processus afin de les rendre plus optimisés et accessibles, y compris pour les collaborateurs sur site (sites SEVESO).
Harmoniser les pratiques au sein des différentes entités du groupe Actemium Strasbourg.
Un point important identifié dès le départ était la confusion entre numérisation et digitalisation. Beaucoup pensaient que scanner des documents suffisait pour digitaliser les processus. Une phase de sensibilisation a été nécessaire pour clarifier les concepts d’automatisation, d’informatisation et de digitalisation.
Initialement, le groupe Actemium a lancé un projet de digitalisation à l’échelle globale. Cependant :
Les besoins réels n’avaient pas été correctement définis.
La solution proposée était partiellement adaptée et ne couvrait pas l’ensemble des exigences des référentiels.
Comme le souligne Emmanuelle : “Le ‘définir’ n’était pas abouti. On est arrivé avec une solution avant d’avoir défini clairement le projet.”
Le projet global a donc nécessité un recadrage et une reprise à plus petite échelle.
La démarche a été redéfinie au niveau de processus spécifiques, tels que le processus Richesse Humaine. Cette approche a permis :
De définir précisément les besoins avant de chercher à digitaliser.
D’impliquer les collaborateurs et pilotes de processus dans la réflexion.
De construire un projet plus réaliste et maîtrisable, permettant un suivi et des améliorations concrètes.
Emmanuelle insiste sur le rôle de la phase “Définir” du DMAIC (Définir, Mesurer, Analyser, Innover, Contrôler) : “Notre réel besoin n’était pas seulement de digitaliser, mais de simplifier le système de management. La digitalisation devient un outil qui accompagne cette simplification.”
Plusieurs points ont été identifiés comme essentiels :
Repartir de zéro pour construire un système adapté aux besoins actuels de l’entreprise.
Cadrer le projet et définir l’équipe dès le départ, avec des personnes impliquées et responsables.
Faire appel aux experts lorsque nécessaire, notamment pour la programmation et la mise en œuvre digitale.
Accompagner les collaborateurs : écouter les besoins, comprendre le quotidien, proposer des solutions adaptées et progressives.
Suivre les modules de formation Résilience, qui permettent de monter en compétence sur la gestion de projet et la simplification des systèmes de management.
Emmanuelle souligne également l’importance de rester sur les basiques métier : “On connaît notre job et on a réussi à faire vivre des systèmes sans digitalisation sur certains points. Il ne faut pas simplifier trop rapidement au risque de déstabiliser l’activité.”
L’approche progressive a permis de limiter les résistances au changement :
Les collaborateurs ont été impliqués dans l’analyse de leurs processus.
Les “quick wins” (améliorations rapides) ont été identifiés et appliqués dès le départ.
La communication s’est faite sans présenter la démarche comme une révolution, mais comme une amélioration continue.
“On laisse chaque pilote de processus exprimer son besoin, et on regarde ensuite les solutions possibles, qu’elles viennent du groupe ou de l’extérieur.”
Cette méthode s’est révélée particulièrement adaptée à une entreprise en forte croissance, passant de 70 à 100 collaborateurs sur une courte période.
Les projets ont permis de structurer et simplifier les processus, avec la digitalisation comme levier secondaire.
La montée en compétence interne sur la gestion de projet et la digitalisation a été un facteur clé.
Le projet RH, centré sur l’attractivité, le recrutement, l’intégration et la fidélisation, est encore en cours mais déjà structuré.
Le webinaire a également présenté les modules disponibles chez Résilience, notamment :
La formation simplification des systèmes de management.
Le module digitalisation, accessible en présentiel ou en distantiel, pour s’adapter aux contraintes d’agenda des participants.
L’expérience d’Actemium Strasbourg illustre que la simplification du système de management doit précéder la digitalisation. Le succès réside dans la définition claire des besoins, l’implication des équipes, l’accompagnement du changement et la formation adaptée.
Comme le rappelle Frédéric Dubois :
“La simplification est un but, la digitalisation est un outil qui arrive après un diagnostic précis.”
Bienvenue à tous pour cet atelier organisé à l’occasion de la Journée de la Résilience 2025.
Cette année encore, nous continuons à appeler cet événement ainsi – après tout, nous sommes Résilience !
L’atelier du jour porte sur la digitalisation des audits de terrain à l’aide d’outils Microsoft Office 365.
L’objectif est de vous montrer concrètement comment simplifier vos processus d’audit grâce à des outils accessibles et efficaces.
Nous avons le plaisir d’accueillir Amandine, membre de notre équipe, spécialisée dans la digitalisation et les outils no-code.
Depuis 2008, Résilience accompagne les entreprises en France, Suisse, Luxembourg et Belgique pour leur simplifier la vie dans les domaines de la Qualité, de la Sécurité et de l’Environnement (QSE).
Nous intervenons dans tous types d’industries et sommes :
Organisme de formation certifié Qualiopi,
Intervenant en prévention des risques professionnels (IPRP).
Notre particularité : nous digitalisons les processus QSE à l’aide d’outils modernes et no-code, permettant de gagner jusqu’à 4 à 6 heures par personne et par semaine dans les services qualité et HSE.
Aujourd’hui, Amandine va créer en direct un formulaire d’audit de terrain entièrement digitalisé.
Ce formulaire sera opérationnel dès la fin du webinaire et pourra être utilisé depuis un smartphone ou une tablette.
Les participants commencent par scanner un QR code pour accéder au formulaire.
Il permet de renseigner :
la description des travaux,
la date d’audit,
le secteur concerné,
la présence d’un plan de prévention,
l’autorisation de travail,
le balisage,
le respect des zones de stationnement.
Une fois le formulaire complété et envoyé, les réponses apparaissent automatiquement dans une base de données.
L’objectif est de remplacer les relevés papier et les doubles saisies manuelles.
Grâce aux formulaires numériques :
les données sont centralisées instantanément ;
les erreurs de saisie sont réduites ;
les tableaux de bord et les rapports automatiques sont générés sans ressaisie.
Cette méthode est particulièrement efficace lorsque plusieurs collaborateurs (10, 20, 50 ou plus) participent aux audits.
Les informations sont transmises en temps réel, sans perte ni erreur.
C’est là que sont stockées les réponses. SharePoint devient une véritable base de données collaborative, bien plus stable et sécurisée qu’un simple fichier Excel.
Chaque collaborateur peut y accéder selon ses droits, sans risquer d’effacer des données.
Forms permet de créer et remplir des formulaires simplement, depuis un PC, une tablette ou un smartphone.
Les utilisateurs peuvent saisir des données, cocher des options (conforme / non conforme / non applicable) et même ajouter des photos pour documenter leurs audits.
Power Automate relie les outils entre eux.
Par exemple : lorsqu’un formulaire est rempli, il envoie automatiquement les données vers SharePoint, met à jour un tableau de bord, ou déclenche un e-mail automatique (notification, compte-rendu, etc.).
C’est l’outil d’analyse et de visualisation des données.
Il permet de créer des tableaux de bord interactifs, avec filtres, graphiques et indicateurs.
Les données se mettent à jour automatiquement dès qu’un nouvel audit est saisi.
Power Apps permet de transformer un simple formulaire en application mobile.
Les utilisateurs peuvent saisir leurs audits depuis leur téléphone, naviguer entre plusieurs pages, ajouter des images cliquables, etc.
C’est une version plus visuelle et plus complète que Forms.
La liste constitue la base de données.
On y définit les colonnes nécessaires :
description des travaux,
auditeur,
date,
conformité,
plan de prévention,
documents signés, etc.
Chaque colonne peut être configurée (texte, date, choix, oui/non…).
Une fois la liste prête, SharePoint permet de générer un formulaire automatique.
Chaque colonne devient un champ à remplir ; le tout est directement relié à la base de données.
Les utilisateurs internes peuvent y accéder via un lien sécurisé.
Si le formulaire doit être accessible à des auditeurs externes ou à des partenaires, Forms est plus adapté.
Il permet de générer un QR code ou un lien public, utilisable depuis n’importe quel appareil.
Les réponses sont ensuite envoyées automatiquement vers SharePoint grâce à Power Automate.
Un flux (« flow ») est créé pour connecter Forms à SharePoint.
Dès qu’une réponse est soumise :
Power Automate récupère les informations du formulaire,
Les range dans la base SharePoint,
Peut envoyer un e-mail de confirmation ou une notification,
Met à jour le tableau de bord Power BI.
Ce flux peut aussi identifier automatiquement l’auditeur via son adresse e-mail Microsoft et l’associer à la bonne personne dans l’annuaire.
Toutes les données sont ensuite représentées en temps réel dans Power BI.
Exemple : pour un client multi-sites, les incidents, les audits et les non-conformités sont visibles instantanément, avec possibilité de filtrer par site, région ou période.
Un client HSE basé à Paris, avec des agences dans toute la France, utilise ce système pour centraliser les données d’audit et d’accident du travail.
Chaque collaborateur itinérant saisit ses informations sur son téléphone, et l’équipe QSE visualise en direct les résultats consolidés.
Le tableau de bord s’actualise automatiquement plusieurs fois par jour.
Gain de temps considérable (plus de double saisie).
Fiabilité accrue des données.
Traçabilité complète : on sait qui a saisi quoi, quand et où.
Partage immédiat des informations entre sites et services.
Centralisation des audits, documents, plans d’actions, photos et historiques.
Certaines entreprises vont plus loin en digitalisant aussi :
leur Document Unique,
leurs plans de prévention,
la gestion des entreprises extérieures,
voire la gestion des astreintes via des applications sur mesure.